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Couverture

La couverture en chaume n'est réglementée par aucun DTU. Cependant, la plupart des chaumiers se sont engagés à respecter les techniques et règles de mise en œuvre, détaillées dans les Principes et Recommandations édictées par l’Association des Chaumiers de France.

Les couvertures en chaume sont réalisables sur tout type de charpentes ou supports, caissons ou panneaux isolants, dont le degré de pente ne devrait pas être inférieur à 45 degrés, pour assurer une plus grande longévité à la couverture

L’épaisseur couramment mise en œuvre est de 30 à 32 cm en Normandie et en Ile de France. En Vendée et en Bretagne, elle peut atteindre et dépasser les 35 cm. Pour obtenir le crédit d'impôt accordé aux travaux d'isolation dont la couverture en chaume fait partie, l'épaisseur doit atteindre 40 cm ou 32 cm avec un complément d'isolation (minérale ou végétale) posé ou projeté sous rampant

Le respect de l’épaisseur ne repose que sur la seule bonne foi du chaumier, mais elle est aisément vérifiable en procédant à des sondages (à l’aide de piges de repère) que l’on peut exiger de la part de l’entreprise de couverture

Les entreprises de notre association vous garantissent l’épaisseur mise en œuvre et vous délivrent une attestation sur demande

Deux solutions sont proposées pour la rénovation. Soit un remplacement total de la couverture, avec une « espérance de vie » d’une quarantaine d’années, variable en fonction du degré de la pente du toit et de facteurs environnementaux, soit un « rafraichissement », avec changement des barres de maintien et une prolongation de la durée de vie d’une dizaine d’années (nous consulter pour en savoir plus).

Suivant les régions, différentes techniques sont utilisées pour la réalisation des faîtages. Certains sont constitués d'un mélange d'argile et de paille hachée ou de terre surmontée parfois de plantes comme des bulbes de lys ou d'iris en Normandie ou joubarbe en Vendée. D'autres sont composés de tuiles faitières en terre cuite scellées au mortier, ou encore de plaques de cuivre.

Un entretien bisannuel est indispensable pour :

  • Procéder aux réparations des dégâts provoqués par les oiseaux ou les insectes et garantir ainsi le maintien des propriétés isolantes et l’étanchéité du chaume,
  • Remplacer les fixations aux endroits où elles ont disparu
  • Eliminer les lichens et les mousses
  • Prévenir les invasions parasitaires de cyanobactéries et champignons lignivores, par l’application de fongicides et algicides spécial toiture, biodégradables
  • Traiter les manifestations parasitaires

Les entreprises de notre association suivent un protocole strict en amont et en aval de la pose pour prévenir toute dégradation d’origine biologique de la couverture. Contactez-nous pour programmer une visite destinée à établir un diagnostic de santé de votre couverture

Le roseau est un matériau hydrofuge dont la mise en oeuvre en couverture réalisée dans les règles de l'art par des couvreurs expérimentés et dans le respect d'une pente suffisante lui assure une durée de vie d'une quarantaine d'années. Même s'il pleut en abondance, l'eau glisse sur le chaume et ne l'humidifie que sur deux à trois centimètres.

Mais lorsqu’existent des espaces de rétention ou de stagnation d’eau de pluie ou des freins à son évacuation provoqués par un obstacle quelconque, que se soit en plain carré, dans les noues ou derrière les cheminées, il y a constitution d’un terrain propice au développement fongique entrainant des risques de désordres graves qui compromettent l’intégrité du chaume.

Risque incendie :

Contrairement à une idée reçue, un toit de chaume n'est pas plus exposé aux risques d'incendie qu'un toit de tuiles ou d'ardoises. C'est la nature même de sa mise en œuvre par serrage qui lui assure cette résistance à la diffusion de la flamme.

La France est l’un des rares pays européens à ne pas imposer de réglementation anti-incendie, qui oblige par exemple à l’ignifugation du toit par pulvérisation ou à l’installation de solutions de protection, sous la forme d’écrans ou de panneaux entre l’espace d’habitation et la couverture.

Prévention :

Différentes solutions sont proposées pour vous prémunir contre toute propagation d'incendie et/ou freiner la propagation d'incendie en attendant l'arrivée des pompiers.

  • Pose d'un film écran ignifuge en sous-toiture, de classe M1 ou M0, qui évite la propagation de la chaleur du côté non sinistré. Si un incendie se déclenche dans l'habitat, il ne se propage pas à la toiture ; Si un incendie se déclenche dans la couverture, l'habitat est protégé.
  • Application par pulvérisation d'un agent ignifugeant, sur les couches de chaume sous-jacentes. Le feu d'origine interne ne se communique pas à la couverture.
  • Imprégnation entière des bottes (1 demi-litre par botte), pour une protection totale contre un incendie d'origine interne ou externe.